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Une grande dame nous a quittés: Rahel Zini is décédée

Nous apprenons ce soir la triste nouvelle de la disparition de Mme Rahel Zini, z’l, veuve du Rav Meyer Zini et mère du Rav Eliahou Zini.
She was 100 years old. Elle avait survécu à Auschwitz et accordait une importance particulière à raconter are histoire de ella aux jeunes générations qu’elle recevait chez elle. Il ya une dizaine d’années, Rahel Zini et son mari de la s’étaient installedés en Israël, après avoir vécu en Algérie pendant les années de la guerre puis en France pendant 40 ans. Ce n’est qu’une fois en Israël que la parole de cette rescapée de l’horreur de la Shoah s’est libérée.

Already six years ago, she agreed to an interview with LPH, an entertaining charge of emotion, history, messages for future generations and who allowed us to measure the person who represented her disparition.

Le P’tit Hebdo: Où avez-vous grandi?

Rachel Zini: Je suis née en Tchécoslovaquie devenue malheureusement hongroise. Mon père était avocat, ma mère était d’une famille aisée. Nous étions des Juifs assimilés. Nous vivions dans un château, dans a village of 350 people, entourés d’amis chrétiens. Nous avions même le telephone, la radio et une voiture!

J’avais 22 ans quand la guerre a éclaté.

Lph: Comment sont alors behaved vos relations chrétiennes?

RZ: Je garde en mémoire a souvenir that will answer your question. Nous vivions donc dans un château mais il a fallu que nous partitions pour le ghetto, comme tous les Juifs. J’avais une très bonne amie qui, la veille de nore entrée dans le ghetto, m’a proposé de garder mes robes. Je lui ai répondu que ce n’était pas la peine de ella: si je revenais vivante, je voulais avoir de quoi m’habiller. Elle est revenue le soir même en insistant. Je les lui ai donc confiées. An autre amie chrétienne m’a raconté qu’elle l’avait rencontrée avec une de mes robes de ella et lui a demandée pourquoi elle portait mes vetements. If she avait répondu »she is dead», j’aurais compris, mais elle a répondu »il ya longtemps qu’elle est crevée»….

Lph: Have you ever ensuite been deported?

RZ: J’ai été deportee avec ma mère et ma sœur enceinte de six mois. Mon père avait été réquisitionné déjà avec les autres hommes valides du ghetto.

Quand nous avons été deportées nous étions 85 people dans un wagon où il y avait la place pour trois chevaux. Il n’y avait que des vieillards, des handicapés, des enfants, des femmes qui allaitaient, des femmes enceintes.

Une petite fille de 8 ou 9 ans que était dans le wagon a demandé: »c’est maintenant que le gaz arriva? ». Sur les 85 people present, personne n’a répondu, c’était terrible… En effet, nous savions, nous avions entendu à la radio ce que se passait pour les Juifs deportes.

On a continued jusqu’à Auschwitz. Une fois arrivés, nous avons ouvert le wagon et nous avons malheureusement sortis plusieurs cadavres…On understanding des cris, des coups.

Un vieil ami de notre famille avait dans sa main une paire de chaussures montantes pour hommes, très bonnes: il me les a tendues et m’a dit »là où je vais, je n’en aurais pas besoin». Il me a donnees. C’était très dur.

Lph: What s’est-il passé sur place?

RZ: On our behalf I demanded that we completely dishabilitate and that we are a good ranger, and that we are well-versed and chaussures pour les retrouver.

Nous sommes alors arrivées sur une place au milieu de laquelle était assis un homme très gros avec des gants jusqu’aux coudes: c’était Josef Mengele. Nous passions notre premiere selection. Les micros hurlaient: »Celle qui va à droite aura un litre de lait et un pain entier par jour! ». Je vois que cells qui vont là-bas sont les jeunes mères et les handicapés. Je dis à ma mère que nous devons aller à gauche. She was reluctantly more finally, nous partons à gauche. Nous avons alors benefited from a first miracle: if nous étions parties à droite nous ne serions probably plus là.

Je passe, comme toutes, nue, devant Mengele, pour la selection. Nous sommes conduits dans une grande salle avec des pommeaux de douche au plafond. On était à peu près 800 femmes nues dedans. The Nazis are my fenêtres et ont I raised: »Le gaz arrive! ». Les femmes se sont précipitées vers la porte: plusieurs sont mortes piétinées. Heureusement c’était de l’eau tiède qui est sortie des douches. Nous ne nous sommes pas lavées, nous avons bu cette eau: on ne nous avait rien donné à boire depuis 48 heures! On nous a ensuite rasé la tête.

En sortant on nous a donné un morceau de savon sur lequel était inscrit RIF. After several heures of reflection, we now understand what is the agissait des initiales allemandes de »pure graisse juive». Nous avons donc interré ces savons: ils étaient les corps de nos coreligionnaires…

Nous sommes entrees ensuite dans la bicoque qu’ils nous ont donnée après nous avoir tattooed the number on the bras. Ils nous injectaient du chrome avec des seringues complétement rouillées pour que nous ne puissions pas avoir d’enfant. Dans la nourriture, que l’on recevait dans de boites de conserve rouillées, ils mettaient aussi des produits dont de la levure pour que nos ventres gonflent.

Lph: Vous êtes restées à Auschwitz tout le temps?

RZ: Nous avons été amenées dans un camp de travail près de Cracovie. On portait toute la journée des pierres de 20 kg. Un jeune kapo juif d’une vingtaine d’années qui nous surveillait, trouvait que ma mère ne courait pas assez vite. Il lui a donné une gifle que lui a éclaté une veine. Ma mère a riposté: »tu n’as pas honte! Je pourrais être ta mère! ». Il lui a répondu: »If you know the sexual experiences that I give you after années por la femme SS avec que je vi, you will understand that I suis devenu un sauvage pareil».

Un beau jour, ils nous ramènent à Auschwitz. On était despair. On savait que le pire nous attendait. Nous passons une deuxieme selection avec Mengele. On avait sur nous la robe rayée sans sous-vêtements. Cette robe était composée d’un tiers de tissu, d’un tiers d’orties et d’un tiers des cheveux des Juifs. Il fallait passer toute nue, les mains en l’air. J’avais un furoncle sous le bras dû au manque de vitamine. Ma mère avaité sued une anesthésiste de me l’ouvrir. Je n’ai pas levé les bras complétement, ma blessure risquait d’être fatale pour moi. Mengele a crié: »reviens celle qui n’avait pas les deux mains en l’air! ». Comme j’étais dans une foule, je ne suis pas revenue et j’ai pu passer. Find a miracle…

Puis on nous a emmenées en Allemagne. Nous étions crasseuses avec des robes déchirées. Nous devions être formées pour le travail par trois ingénieurs. J’ai surpris une de leur conversation. L’un disait: »ce sont des cadavres, ce n’est pas de la main-d’œuvre! Il faut les renvoyer à Auschwitz». Son collègue de el lui a rétorqué: »tu es prêt à avoir leur mort sur la conscience si on les renvoie? ». Alors ils nous ont gardées. Ce fut un miracle!

Si nous faisions notre tâche, nous recevions le soir une tranche de pain composed of three quarts of farine et un quart de sciure de bois.

Lph: De quoi avez-vous le plus souffert?

RZ: Les coups ne faisaient rien. La faim était le plus terrible. Une nuit, je ne pouvais to sleep, tellement j’avais faim. Alors je me suis dit: je ne mange pas ma tranche de pain le matin, je la cache sous le matelas pour la manger le soir avant to sleep. On dormait à trois sur un lit de 80 cm. Je reviens le soir, je ne trouve pas ma tranche de pain. Je m’énerve dans toutes les langues que je connaissais accusant mes comrades de vol! Ma mère devient blanche: c’était elle qui l’avait mangée…

Lph: Comment êtes-vous sorties d’Auschwitz?

RZ: Je suis sortie du camp avec ma mère. Dès le départ, nous savions que ma sœur ne survivrait pas… When I started to tour the Nazis, we started 25 dans un wagon ouvert. Il faisait froid. Nous avions pour deux jours un morceau de pain et une bouteille d’eau. Le matin on s’aperçoit que les Anglais ont bombardé le train. The march of death began to travers toute la Forêt Noire. Le dernier jour, ils nous ont donné des macaronis crus et pas d’eau comme nourriture…

Puis les soldats américains sont arrivés. Ils nous ont emmenées dans un hôtel luxueux. Les officiers américains juifs nous ont donné tout ce dont on pouvait rêver: des chaussures confiscates aux allemands, de la nourriture! Je me souviens que j’avais envie de gruyère, un officier américain m’a porté un gruyère entier!

Des Yougoslaves ont arraché les rideaux de l’hôtel pour nous coudre des robes tout de suite.

Lph: Comment avez-vous rencontré votre mari dans ce contexte?

RZ: Les Américains nous emmenaient danser tous les soirs. Quand ils sont partis, nous étions un peu désempées. L’armée française a pris leur place. Les soldats français étaient beaucoup plus affaiblis, eux aussi par la faim et la dureté de la guerre. On July 14, it was unthinkable that nous ne selections pas danser! Nous avons donc invited les Juifs de l’armée française. C’est ainsi que j’ai connu mon mari, aumônier. Nous nous sommes mariés dans notre château d’avant-guerre.

Puis nous sommes partis in Algeria. Pour moi, c’était un monde qui avait 50 ans de retard sur l’Europe. Mon fils ainé Eliahou est nommé d’après mon père.

I am well adapted to the Sephardic world. Je ne connais que peu d’ashkénazes aujourd’hui! J’ai aimé la chaleur et la convivialité de cette culture.

Lph: When did you begin to discuss your rescue story from Auschwitz?

RZ: Lorsque nous vivions en Algérie puis en France, I never knew what I saw. Il est vrai que dans ces années d’après-guerre, la parole n’était pas libérée et je n’ai jamais voulu décrire les souffrances par lesquelles ma famille et moi étions passées. Ce n’est qu’une fois en Israël que j’ai enfin décidé de partager mon histoire. Pendant des années, j’ai reçu des élèves de lycée chez moi pour leur transmettre mon vécu pendant la Shoah.

Lph: Pourquoi, à votre avis, le fait d’être en Israël vous a incitée à vous livrer?

RZ: I thought that c’est parce qu’Israël est un pays différent des autres. Et mon expérience ici me l’a confirmed chaque jour. Je voudrais vous raconter deux anecdotes pour illustrer ce sentiment. Lors d’une des visits de lycéens que j’évoquais, lorsque le groupe est reparti, je vois une des jeunes filles présentes faire demi-tour et revenir vers moi. Je lui demande si elle a oublié quelque chose, elle répond alors: »oui, je voulais vous embrasser »! J’en ai été très émue. L’autre témoignage que je voudrais vous livrer s’est passé avec chauffeur de taxi. Lorsqu’il vient pour me prendre, je lui explique qu’étant une personne agée, il allait devoir m’aider à ouvrir et fermer la portière, à sort ma canne et qu’il devrait aussi m’aider à marcher jusqu’à ma bearing. Il s’est mis à rire: »Qu’est-ce que vous vous imaginez? Que je ne sais pas m’occuper des personnes agées! Evidemment, je vous aiderai jusqu’à votre porte». Arrivée chez moi, je lui demande combien je lui dois et il répond: »Ce que vous voulez. Et si vous ne me donnez rien, ce sera bien aussi». Dans quel pays au monde, peut-on trouver de telles personanes? C’est parce que nous vivons dans ce beau pays, au milieu d’un peuple incroyable, que je me susis en devoir et à l’aise pour raconter mon histoire.

Lph: Aujourd’hui vous vivez en Israël. Est-ce l’accomplissement de votre vie?

RZ: Pendant 40 years old, mon mari a été Rabbin. Nous avons fait notre alya il ya 10 ans. Mon mari aurait voulu come plus tot. Je suis heureuse de vivre in Israel. When we are arriving in France d’Algérie, our homes give us a deux pièces of 45 m2 with six children. Aujourd’hui nous devons mesurer la beauté de notre pays et des gens qui l’habitent!

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