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Étienne Pollet, le plus grand (suite)

Magazine / 30.07.2022

Nous avons recueilli le témoignage de ceux qui ont connu de près le grand entraîneur. Leurs propos – et plus encore! – are available (in audio) thanks to other episodes on JDG Radio. Le premier ce soir. Le deuxieme demain soir. Pour and access, clicker ici : https://www.jourdegalop.com/podcasts. Voici la synthèse de la deuxieme partie

By Adrien Cugnasse

Lady O’Reilly : « If a young man does not have a physical problem, Étienne Pollet says that, if he does not laugh at 2 years, it is unlikely that he will become a good three. »

Étienne Pollet partly lived and worked at the Louvière haras après avoir pris sa retraite d’entraîneur.

« Je l’avais vu assez souvent au haras, il avait toujours une jument ou deux. Étienne Pollet était très sévère en ce qui concerninge la conformation des chevaux. He called it a grand entraîneur de 2ans, certainement le premier en France avoir eu des chevaux américains. Bizarrement, il ne s’intéressait pas du tout aux foals. Mais, dès qu’on commençait à les préparer pour les ventes ou les courses, à ce moment-là cela l’intéressait beaucoup. Étienne Pollet adores les courses de 2ans et il aim les voir débuter, que ce soit les siens ou ceux des autres. Je crois qu’il a été le premier à entraîner les 2ans précoces en France. Lorsqu’il entraînait pour Mme Couturié, il recevait les chevaux dès l’été et ils faisaient déjà canter avant ses vacances d’hiver. If a young man has a physical problem, Étienne Pollet also disait that, if he doesn’t laugh at 2ans, even in the morning, it is unlikely that he will become a good three. Ce n’était pas quelqu’un de très chaleureux, il était assez réservé. Mais il était très fidèle et avait trois ou quatre très bons amis qu’il voyait régulièrement. Moi, j’ai dû le connaître vers la fin des années 1970 ou au début des années 1980. » Nous avons posed the following question to Lady O’Reilly: it will be possible to enter in 2022 at the manière d’Étienne Pollet, with a tout petit effectif et en remaining competitive: « Les courses sont désormais beaucoup plus compétitives, plus nombreuses aussi. When Étienne Pollet is active, he disait that the teacher is a 90% métier based on observation. Et qu’il fallait will concentrate. Pour lui, il n’était pas concevable de faire 36,000 choses en même temps. C’était sa politique of him. Sa secrétaire de he parlait aux proprietaires. Lui-même n’en avait pas forcement le temps ou l’envie. Une année, Étienne Pollet a gagné l’Arc avec une femelle et, pour le même propriétaire, le frère de cette jument était deuxième [La Sorellina (Sayani) devant Silnet (Fastnet), ndlr].

The proprietor lui to say that she is aurait dû être le contraire… Et cela l’avait vraiment vexé !

Il m’avait dit qu’une des raisons qui l’avaient poussé à prendre sa retraite, c’est qu’il n’en pouvait plus de Chantilly. With a private training center, it will surely continue. Il trouvait que Chantilly devenait trop peuplé… »

Raymond Lamonarca: «Avec les yearlings, des le mois d’octobre on savait déjà qui serait le meilleur 2ans de l’année suivante. »

Employed chez Étienne Pollet, puis chez François Boutin, Raymond Lamonarca a monté beaucoup de bons chevaux, dont le légendaire Arazi (Blushing Groom) :

« J’habitais l’est de la France quand j’étais enfant. J’étais taillé pour faire jockey. Mon instituteur disait me toujours qu’il fallait que je travaille dans les chevaux car je n’étais pas assez costaud pour l’usine. C’était quelqu’un qui jouait au Tiercé tous les dimanches. One lundi, il m’annonce qu’il a gagné et me dit: “Raymond, va travailler dans les chevaux!” Comme je ne savais pas auprès de qui me renseigner, il a écrit à Léon Zitrone. Et ce dernier m’a envoyé deux adresses: Joinville et Maisons-Laffitte. J’ai choisi Joinville et le directeur m’a directement placé chez Étienne Pollet. J’ai started in 1965 comme apprenti. C’était le 3 juillet, the day of his victory in the Grand Prix de Saint-Cloud. At the time, I don’t know how to do well with the chevaux et c’est après que j’ai su que c’était avec sea ​​bird (Dan Cupid) (laugh). C’était un cheval très difficile à monter. Comme beaucoup à l’époque. Ils n’ont rien à voir avec ceux d’aujourd’hui. Les chevaux n’étaient pas aussi manipulés. Sea Bird, c’était un super cheval. Mais, dans le boxe, il ne fallait pas le chatouiller car il n’aimait pas ça. they are fils gyr (Dan Cup), que nous avons eu ensuite, était moins bon. Et encore plus difficile. Il était presque immontable au départ. J’ai also rode Gray Dawn (Herbager), qui avait battu Sea Bird à 2ans dans le Grand Critérium. J’ai connu tellement de bons chez lui! De toute façon, sur les 55 à l’entraînement, il avait 50 bons… Vaguely Noble (Vienna), acheté à 2ans in Angleterre, a tout gagné ensuite. Notament le Prix de l’Arc de Triomphe à 3ans. He c’était a cheval très gentile, but he n’aimait pas monter dans le camion. Pour aller aux courses, il fallait faire tout un cirque pour qu’il accepte. Parfois, vu que j’étais l’apprenti, on me demanded the même de monter dessus pour qu’il entre dans le truck. Une fois à l’intérieur, il ne bougeait plus.

Étienne Pollet était très autoritaire, plus très professionnel et très reconnaissant envers son personnel. Il nous récompensait, avec de bons salaires et des cadeaux. He c’était vraiment un homme droit. Nous embauchions at 4:30 a.m. le matin en été. Un jour, j’étais en retard, et il m’attendait derrière la porte. J’avais oublié mon réveil et il m’a renvoyé chez moi. Je n’ai plus jamais été en retard! Il n’avait que des cavaliers sérieux, qui connaissaient leurs montures. On n’avait que trois chevaux et ils vous étaient attitrés jusqu’à leur retraite. Au vu de la dose de travail, il n’y avait pas tant de casse que cela. Je n’ai pas le souvenir d’avoir vu beaucoup plus de chevaux cassés than the normal one. Ils arrivaient presque sauvages. Certains demand beaucoup de temps avant qu’on puisse les monter. Ceux que étaient difficiles travaillaient plus et ils se tranquilient d’eux-mêmes.

Avec les yearlings, on savait déjà dès le mois de septembre or octobre quel serait le meilleur à 2ans. Il les travaillait dur le matin et faisait le tri. Il en récupérait d’autres au fur et à mesure. De toute façon, dès qu’il voulait des chevaux, ça rentrait immédiatement. Quand des proprietaires ne voulaient pas travailler avec lui, il les virait aussitôt. Cela lui était égal, car derrière, il savait que beaucoup attendaient. Blue Tom (Tompion), gagnant de la Poule d’Essai des Poulains l’après-midi, avait fait un bout vite le matin de la course… Étienne Pollet avait trouvé qu’il n’était pas assez prêt ! Le matin, c’était parfois plus dur que l’après-midi pour ses chevaux de el … Pour Vaguely Noble, avant qu’il ne gagne l’Arc in 1968, on avait fait des relais sur le gazon. Moi, je montais le leader. Nous étions sur les Aigles. Il m’avait donné un super-cheval pour aller encore plus vite que les autres, mais Vaguely Noble nous a battus de 100m. Après le gallop, on s’est dit qu’on n’aurait pas de mal à gagner l’Arc de Triomphe! On voyait clair le matin, comme on dit. À force de travailler dur, les chevaux encaissaient. Aujourd’hui, les chevaux travaillent beaucoup moins et passent plus de temps au marcheur. Avant, comme je vous l’ai dit, les chevaux travaillaient plus le matin. Et l’après-midi, c’était presque de la rigolade pour eux. C’était ça le système Pollet. Sur la piste nommée la Perth, on partait du zéro et il fallait les faire travailler dans la côte. “Pour voir la verité”, c’était le terme de Pollet. On allait also souvent aux champs de courses.

Les vétérinaires étaient beaucoup moins présents. On soignait surtout nous-mêmes les chevaux. Ils couraient par ailleurs beaucoup plus souvent, parfois toutes les semaines. On les mettait plus rarely au repos. Étienne Pollet était là du matin au soir. Il ne quittait that très rarely are écurie of him. Seulement pour aller aux ventes ou aux courses. Il faisait beaucoup de selection. Petits ou grands, tous les 2ans travaillaient et ensuite il faisait are three of him. Cependant, les chevaux avaient une période de repos l’hiver car on ne courait qu’à Paris.

Les courses françaises avançaient beaucoup plus qu’aujourd’hui. Il y avait souvent des leaders, notamment pour les Pollet. Et puis le leader gagnait pour son propre compte la fois suivante…

Étienne Pollet était assez solitaire. Le matin, c’était lui le patron, il s’engueulait souvent avec les autres entraîneurs sur les pistes!

Quand il a pris sa retraite, j’ai rejoint François Boutin. Ils étaient les deux meilleurs de leur époque. Chez lui aussi, je n’ai connu que des cracks. J’ai eu la chance d’avoir les deux meilleurs patrons. When Monsieur Pollet a pris sa retraite, il venait souvent voir François Boutin à l’entraînement et lui disait: “François, your ne travailles pas suffisamment dur tes chevaux!” Et c’est comme ça qu’il afini par avoir la même que lui. Et on a vu les résultats… »

I context

Étienne Pollet is dead in 1999. Il disparaît petit à petit de la mémoire collective de notre sport. On se souvient du champion sea ​​bird (Dan Cupid), qu’il au mener au sommet. Mais ma génération – les trentenaires – ne sait en revenge pas qui en était l’entraîneur! Celui qui a été l’un des plus grans metteurs au point – si ce n’est le más grande – de l’histoire des courses françaises n’a même pas une Listed à son nom de el! Not issu du sérail, Étienne Pollet n’a commencé à entraîner qu’à l’âge de 30 ans, en 1941. Celui que était destiné à reprimand l’entreprise de son père dans le Nord (importateur de coton) se trouvait alors – hasard de la guerre – demobilized in the free zone (et sans emploi). Dans le Sud-Ouest, plus precisely. Impossible to review au nord de la Loire sous peine d’être ramasé par les Allemands. Alors que faire ? Dans les champs du Sud-Ouest, les eleveurs ne savent que faire de leurs poulains. Pour passer le temps, Étienne Pollet en récupère. Il les monte et il les attelle même! Puis les courses reprennent et il decide donc de les présenter sur un hippodrome. From galère to galère, the court les petites épreuves en zone libre. More l’ambition of him le taraude et il monte à Paris in 1945 où, pendant deux années, il va tirer le diable por la queue. And when he arrives Bread (Atys), le meilleur stayer des années 1950-1951. The machine is launched. Mais Étienne Pollet at 40 years old. En seulement vingt-huit saisons, sans jamais avoir plus de cinquante chevaux, il va tout gagner. He dont sept classiques en Ireland et en Angleterre, dix en France et trois fois l’Arc. Il a été tête de liste des entraîneurs de 2ans en France à de nombreuses reprises, remportant notamment sept fois le Grand Critérium, douze fois le Morny, trois fois le Papin.

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